Kiné - Ce qu’il faut savoir en 2026

Accès direct, renouvellement, adaptation des prescriptions, télésoin, nouveau droit de prescription… En 2026, plusieurs changements méritent votre attention.

👉 Voici les principales règles à connaître pour ne rien manquer.

🩺 Ordonnance médicale : est-elle toujours nécessaire ?

Lorsqu’il intervient dans un but thérapeutique, le masseur-kinésithérapeute exerce en principe sur prescription médicale.

Mais l’accès direct permet désormais, dans certaines situations, de prendre en charge un patient sans ordonnance préalable.

Dans quels cas pouvez-vous prendre en charge un patient directement ?

Depuis la loi du 20 mai 2023, l’accès direct est possible dans certaines structures :

Dans ce cadre, vous pouvez réaliser jusqu’à 8 séances par patient sans diagnostic médical préalable, avant une éventuelle réorientation vers un médecin.

Et l’accès direct en CPTS ?

Depuis le 8 juin 2025, une expérimentation de 5 ans étend également cette possibilité aux kinésithérapeutes adhérant à une CPTS, dans 20 départements pilotes.

La prise en charge nécessite notamment :

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🏠 À domicile ou à distance : quelles règles ?

Certaines règles concernent également les modalités de prise en charge.

Soins à domicile : la mention est-elle obligatoire ?

Non.

Depuis l’avenant 7, la mention « soins à domicile » n’est plus obligatoire sur l’ordonnance pour réaliser et facturer des soins au domicile du patient.

Les conditions permettant de facturer les indemnités de déplacement restent néanmoins applicables.

💻 Et pour le télésoin ?

Le télésoin peut être utilisé pour les actes compatibles avec une prise en charge à distance.

Une règle importante à retenir :

Le BDK initial ne peut pas être réalisé en télésoin.

Sauf exception prévue par les textes, le kiné doit également avoir réalisé au moins un acte ou un bilan en présentiel avec le patient au cours des 12 mois précédents.

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🔄 Renouveler ou adapter une ordonnance : quels sont vos droits ?

Le kiné dispose aujourd’hui d’une certaine marge d’action sur les prescriptions qui lui sont confiées.

Depuis l’avenant 7, vous pouvez renouveler et adapter une prescription initiale de masso-kinésithérapie datant de moins d’un an, sauf indication contraire du médecin.

Le renouvellement doit être réalisé dans les 12 mois suivant la date de rédaction de l’ordonnance initiale.

Les séances liées au renouvellement peuvent ensuite se poursuivre au-delà de cette date.

Vous devez également informer le médecin prescripteur initial du renouvellement et, le cas échéant, de l’adaptation réalisée.

✍️ Quelles mentions ajouter sur l’ordonnance ?

Sur l’original de l’ordonnance, indiquez :

L’original est ensuite remis au patient.

Une copie de la prescription renouvelée doit être transmise via SCOR et conservée dans le dossier du patient pendant 33 mois.

📌 Pour la facturation : utilisez le numéro prescripteur 291991123.

Le BDK ne doit pas être facturé spécifiquement à l’occasion du renouvellement, sauf si celui-ci intervient à l’échéance normale d’une refacturation du bilan.

Il peut néanmoins être réalisé lorsque l’adaptation de la prescription entraîne une modification du type de rééducation.

⚠️ Les éventuels seuils de séances nécessitant une demande d’accord préalable continuent également de s’appliquer.

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💊 Nouveauté 2026 : les kinés peuvent prescrire davantage de prod

Depuis le 17 septembre 2026, un nouvel arrêté élargit considérablement la liste des produits de santé que les masseurs-kinésithérapeutes peuvent prescrire.

Il remplace et abroge l’ancien arrêté du 9 janvier 2006.

58 catégories de produits désormais concernées

Parmi les produits concernés, on retrouve notamment :

⚠️ Cette possibilité reste encadrée : la prescription doit être réalisée dans le champ de compétences du masseur-kinésithérapeute et en l’absence d’indication contraire du médecin.

L’arrêté exclut par ailleurs, de manière générale, les produits et matériels utilisés pendant la séance.

💰 Prescription et remboursement : attention à la différence

Un produit que vous pouvez prescrire n’est pas automatiquement remboursé.

Le remboursement dépend des règles applicables au produit concerné et notamment de son inscription sur les listes de produits ou prestations remboursables.

Lorsqu’un dispositif médical prescrit n’est pas remboursable, le patient doit en être informé et la mention « NR » doit être portée sur l’ordonnance en face du produit concerné.

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Article en ligne : https://aide.topaze-air.com/kb/guide/fr/kine-ce-quil-faut-savoir-en-2026-4cQnc5vNDG/Steps/6022638